On l'appelait Gédéon, mais c'était Jean son nom de famille ; né le 8-5-1848 à St-Denis, décédé le 14-6-1922 à La Boissière.
Il participa à la Commune comme délégué au Comité central de la Garde nationale. En mai 71 il s'échappa et se réfugia à La Boissière chez une cousine.
De Chartres, lorsqu'il revint à La Boissière, il fut mal reçu par la population.
Il coucha dans une masure.
Mécanicien, il s'instruit toujours, fonde la Fédération des ouvriers tabletiers de l'Oise, et, avec Fortin, de Beauvais, un Cercle ouvrier à Beauvais où Edouard Vaillant donna la première conférence socialiste qui fut faite dans cette ville sous la 3° République.
En 1890, il milite avec Compère-Morel, de Breteuil. En 1893 la Fédération socialiste départementale adhère au P.O.F. (Parti ouvrier français de Guesde). Il est, la même année, candidat aux élections législatives dans la circonscription de Beauvais. Il obtient 1.534 voix (dont 465 dons l'agglomération beauvaisienne, 109 à Hermes, 96 à Ste-Geneviève, 102 à Méru) et se désiste pour Boudeville de Méru.
Il fut longtemps secrétaire de la Fédération socialiste départementale. En 1920, il opta pour la 2° Internationale ; la scission de Tours l'affligea profondément.
Veuf, remarié en 1882, il eut 2 fils dont l'un tué à la guerre est enterré à son côté à La Boissière, et 1 fille Mme Le Guilcher, institutrice, adhérente au Syndicat unitaire de l'enseignement, fut candidate au Conseil départemental.
Il avait été conseiller municipal de son village. De touchants discours furent prononcés à ses obsèques par le maire et par les socialistes Uhry et Ruillier.

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