Né à Mouy le 4-8-1848. Décédé en 1913. « Républicain de la veille"

Etudiant à Paris. Il s'engage en 70 ; est à Metz.
Rentré à Paris, externe à l'hôpital St Antoine, il va soigner un fédéré blessé (fils de sa nourrice) au fort d'Issy, le fait transporter à l'ambulance de l'Elysée-Montmartre. 
A partir de ce moment Baudon est à la tête de cette ambulance. Il demeurait rue Dauphine. Il se heurta un jour aux barricadiers fédérés du Pont-Neuf qui le conduisirent à l'hôtel de ville.  Là, Raoul Rigault, qui le connaissait, apposa le cachet de la Commune sur sa carte d'étudiant. 
Quelques jours après, place du Delta, Baudon recueillit des fédérés à son ambulance, dont Louise Michel (en 1905, les journaux locaux notent la présence de Baudon à ses obsèques). 

La barricade prise, le général Bréa interrogea Baudon 
« Que faites-vous là ? — Je soigne les blessés. » Et il présenta sa carte, que le général heureusement, ne retourna pas du côté du cachet de Raoul Rigault.
Baudon dirigea encore l'ambulance 2 mois durant. Il fut félicité par le maréchal Mac-Mahon...


Installé médecin, en 1873, à Mouy (où son père et son grand-père avaient exercé la médecine) il fut conseiller municipal en 76, maire en 87, conseiller général en 83, député de 1897 à 1900.

Franc-maçon, libre-penseur ; une brochure beauvaisienne de 1902 lui reprochait de mêler ses votes à ceux des pires révolutionnaires : les Dejeante, les Basly, les Fournière et du « communard Allemane, un de ceux qui devant l'étranger mirent à feu et à sang la capitale.